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 Lutte Etudiante

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joss



Messages : 38
Date d'inscription : 14/02/2009

MessageSujet: Lutte Etudiante   Sam 14 Fév - 20:24


Face aux attaques du gouvernement, amplifions la lutte !


La FSE se félicite du succès de la manifestation de ce 10 février, qui a réuni des dizaines de milliers d'enseignants-chercheurs, personnels et d'étudiants (50 000 à Paris). Ensemble, nous avons montré notre volonté de s'opposer aux attaques du gouvernement contre l'université. Depuis le début de la semaine, des assemblées générales réunissent des milliers d'étudiants et personnels pour voter la grève.

Malgré cette forte mobilisation en train de se développer, le fait que l'abrogation de la LRU ne soit pas mise en avant est un obstacle à l'unité du mouvement. C'est en effet le seul mot d'ordre qui peut unifier étudiants, personnels BIATOSS et enseignants-chercheurs.

De plus, sans l'abrogation de la LRU, aucun victoire réelle n'est possible : quand bien même certains décrets seraient abrogés, tant que la LRU restera en vigueur, ils seront toujours susceptibles de ressurgir. Les directions syndicales portent la responsabilité de ne pas vouloir mettre ce mot d'ordre en avant. Souvent les enseignants plus précaires (vacataires, doctorants, etc.) ainsi que les personnels sont plus fermes sur cette question, comprenant évidement la nécessité pour eux d'une abrogation totale de la LRU.

L'auto-organisation et l'unité la plus totale au sein de l'université de tous les secteurs attaqués est nécessaire. Cependant, les étudiants doivent aussi se réunir entre eux pour élaborer leur propre plate-forme de revendications. En effet, ils doivent préserver l'héritage de leurs luttes précédentes, afin d'aller plus loin que les revendications qui sont à ce stade celles des enseignants-chercheurs. Dans cette mesure nous appelons toutes les universités mobilisées à participer à la coordination de ce week-end à Rennes.

Nous nous opposons au principe d'une coordination où les étudiants et les personnels BIATOSS ne représenteraient que 2/5 des délégations : par cette inégalité des personnels et étudiants face aux enseignants-chercheurs, ce type de coordination est une reproduction pure et simple de la hiérarchie imposée dans les universités.

La « grève active » actuellement choisie par les enseignants-chercheurs ne peut être qu'une première phase de mobilisation, utile pour sensibiliser les étudiants, mais qui ne saurait être suffisante. Il faudra que la grève des enseignants-chercheurs signifie l'arrêt complet de l'ensemble des cours afin de bloquer le fonctionnement de l'université. C'est par ce seul moyen que l'on pourra construire le rapport de force qui permettra d'obtenir la victoire sur l'ensemble de nos revendications.

Abrogation de la LRU sans condition !

Fac ouverte aux enfants d'ouvriers !
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joss



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MessageSujet: Re: Lutte Etudiante   Sam 14 Fév - 20:27

Universités : motions votées par la Coordination Nationale du 11 février 2009 (à Paris VIII)


Crédit Photo: ©️ Copyright by Photothèque du mouvement social
Communiqué du matin

L’Université est à Saint Denis aujourd’hui.

Après la journée de manifestation nationale qui a rassemblé près de 100000 personnes et confirmé la force exceptionnelle de la mobilisation, la Coordination nationale des Universités, aujourd’hui réunie à Paris 8, dénonce la manœuvre médiatique et la stratégie de diversion que Valérie Pécresse a trouvées comme seule réponse à nos demandes de retrait des réformes en cours. La coordination affirme que tous les représentants de l’Université et la Recherche se trouvent en ce jour réunis à l’université Paris 8, et non au Ministère où ne se déroule qu’une parodie de consultation.

Motion 1

Comme celles du 22 janvier et du 2 février 2009, la Coordination Nationale réunie le 11 février 2009 condamne la mise en place d’une politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories, enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs, BIATOSS et ITA, notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppressions d’emplois. Cette politique menace les conditions de vie, la formation et l’avenir des étudiants. La Coordination Nationale constate que toutes ces contre-réformes résultent de la loi LRU et du pacte sur la Recherche. En conséquence, elle demande en urgence que la communauté universitaire et le monde de la recherche soient consultés sur une nouvelle loi garantissant démocratie, collégialité, indépendance, liberté et égalité entre les universités et les domaines de recherche, car l’Université n’est pas une entreprise et le Savoir n’est pas une marchandise. Elle exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche, dont elle refuse le démantèlement. Elle soutient les mobilisations en cours. Elle constate que les ministères n’ont toujours pas retiré :
la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degrés.
le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs.

En conséquence la Coordination Nationale appelle l’ensemble des universités et des laboratoires à rejoindre le mouvement de grève totale, reconductible, illimitée, déjà engagée dans de très nombreuses universités.

Motion 2

La Coordination Nationale constate l’amplification et l’élargissement de la mobilisation à toute la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle se félicite de l’appel de la Sorbonne lancé par des présidents d’université et invite tous les présidents à se rallier à ce texte. Elle condamne le caractère systématique, idéologique et économique de toutes les réformes engagées par le gouvernement : c’est toute sa politique de la recherche et de l’enseignement supérieur qui est mise en cause. La coordination dénonce la série de « réformes » que le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le ministère de l’Education Nationale ont engagées à la hussarde sans aucune négociation :
la loi LRU et le pacte de la Recherche
la transformation radicale des organismes de recherche en agences de moyens
la réforme de l’allocation des moyens aux établissements qui renforce la concurrence entre eux (modèle dit « Sympa »)
le pilotage, par le pouvoir politique, de la Recherche et de l’Université
la précarisation des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche et la remise en cause des statuts nationaux (EC, BIATOSS, ITA, PRAG, PRCE…)
le démantèlement des concours nationaux de recrutement des enseignants du premier et du second degrés, et le projet de « masterisation » de la formation des enseignants
le projet de contrat doctoral
l’abandon de la définition nationale des DUT ainsi que du fléchage des moyens des IUT et des IUFM.
la réforme du système de bourse sur critères sociaux

Il apparaît clair que les attaques contre l’université ne sont qu’un élément d’une politique plus générale de destruction du service public d’éducation de la maternelle au supérieur, comme en témoigne la remise en cause de la laïcité par les accords Kouchner avec le Vatican. La Coordination Nationale appelle donc à la convergence des revendications de la maternelle à l’enseignement supérieur. Elle invite les enseignants du premier et du second degrés et leurs organisations syndicales à rejoindre ce mouvement. Elle appelle à l’ouverture d’un grand débat national sur l’ensemble des dossiers contestés à l’heure actuelle et qui concernent l’ensemble de la société française.

Motion 3
Tant que ses revendications ne sont pas entendues, la Coordination Nationale maintient ses actions, à commencer par la grève. Elle appelle les confédérations syndicales à soutenir ces revendications le 18 février, lors de la rencontre avec le chef de l’Etat.

Pour renforcer le mouvement de grève initiée le 2 février, et parfois plus tôt, la Coordination Nationale appelle à des formes d’actions diversifiées qui peuvent s’inscrire dans le calendrier suivant :
le jeudi 12 février, l’AG qui se tiendra au CNRS (siège parisien) à 10H doit rassembler le plus largement possible.
le vendredi 13 février, à 15h, cérémonie de non remise symbolique des maquettes dans les différents rectorats et au ministère, assorties de « cœurs » comme autant de preuves d’amour pour la ministre.
le mardi 17 février, journée massive d’information (distribution de tracts, RV communs) dans les gares.
le jeudi 19, journée nationale de manifestations. La Coordination Nationale propose en outre l’organisation d’une manifestation nationale réunissant l’ensemble du personnel éducatif à une date proche (fin février ou début mars).

Dès maintenant, la Coordination Nationale appelle à signer le moratoire sur les expertises de l’ANR et de l’AERES (à l’appel de SLR et du C3N), à tenir et à renforcer son engagement du 2 février : « l’Université et la Recherche s’arrêtent ».

La prochaine AG de la Coordination Nationale aura lieu le vendredi 20 février à Paris Ouest Nanterre. Nous mettons à l’ordre du jour de cette AG une démission de nos fonctions administratives.

Motion 4

La Coordination Nationale condamne catégoriquement les violences policières contre la communauté universitaire, qui défend pacifiquement ses revendications légitimes. Elle dénonce la présence policière sur les campus.


Dernière édition par joss le Sam 14 Fév - 20:33, édité 1 fois
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joss



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MessageSujet: Re: Lutte Etudiante   Sam 14 Fév - 20:31

COORDINATION NATIONALE 14/15 FEVRIER 2009 A RENNES 2



INSCRIPTIONS A LA COORDINATION NATIONALE (& INFOS) : coordetudiante2009@gmail.com


Ordre du Jour :

1.Tour des Villes
2.Revendications
3.Perspectives
4.Prochaine Coordination

Modalités d’Acceuil :
-Observateurs Autorisés à la Coordination (Comprend les Lycéens de Rennes)
-Envoi de 4 Mandatés par Faculté (Coeficiant égal pour toutes les Universités Mobilisés
-Mandats sont IMPERATIFS (Mandatés représentent les décisions votés dans les AG de leur FAC)
-Amphis NON FUMEURS durant la Coordination
-Pas d’alcool, Pas d’animaux dans le Hall B
-Début de la Coordination Nationale SAMEDI à 13H
-Restauration et Couchage dans le HALL B et AMPHI RENAN
-Cordon Rouge : Mandatés // Cordon Blanc : Observateurs // Cordon Bleu : Organisation
-30 personnes s’occuperont de l’organisation de la Coord

Organisation :
- Bureau (Tribune) Tournant de 6 personnes (Présidence, Secrétariat et Tours de Paroles)
-Observateurs silencieux, pas de prise de parole intempestive (Exclusion de la Coord aprés 1 avertissement)
-Tout vote est définitif
-Présence des médias : Autorisée pour le 1er point (Tour des villes)
-Portes Paroles (seront élus pendant la coord) : 2 Hommes, 2 Femmes (2 venant de PARIS)
-Villes n’ayant pas de mandatés ont le droit d’intervenir dans le point 1 (Tour des Villes)

Tribune de la Coordination Nationale :
Anna, Malika, Jean-Jacques, Pado, Elie, Amandine, Mélodie, Maxime, Edwin, Astrid, Gaspard.
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MessageSujet: Re: Lutte Etudiante   Lun 16 Fév - 2:07

Bilan de la CNE du 14/15 fevrier à rennes II


Nous, étudiants de 63 universités réunis en coordination nationale à Rennes les 14 et 15 février, appelons à amplifier la mobilisation sur les universités par la grève réelle et reconductible des étudiants.

Les enseignants chercheurs exigent le retrait du projet de décret qui vise à transformer profondément leur statut. Cette réforme fait de l’enseignement une sanction. Cela va réduire considérablement la qualité des enseignements, donc celle de nos diplômes et donc celle de nos conditions de travail. L’enseignement supérieur est frappé par une série d’attaques majeures. Depuis plusieurs années et en particulier depuis l’adoption en catimini de la Loi LRU en 2007, contre laquelle s'était mis en place une forte mobilisation étudiante, une série de mesures visent à transformer profondément l’enseignement supérieur. Les objectifs de la classe dirigeante sont simples : soumettre les universités à des logiques de compétitivité, de rentabilité, les mettant en concurrence les unes avec les autres, les obligeant à recourir aux financements privés.

Nous, étudiants mobilisés, refusons la privatisation des universités et la soumission aux intérêts privés, nous refusons le développement d’un enseignement supérieur à deux vitesses. Nous refusons de nous voir délivrer des diplômes qui ne protègent pas dans le monde du travail et qui conduisent à la précarité. Nous ne serons pas de la chair à patrons.

La LRU est le cheval de bataille commun aux étudiants enseignants et personnels. C'est derrière le mot d'ordre de l'abrogation de la LRU que le mouvement pourra s'unifier. Face aux attaques actuelles contre l’enseignement supérieur, nous devons bloquer les suppressions de postes et exiger le retrait des réformes suivantes :

- la LRU
- celle dite du recrutement et de la formation des enseignants
- celle dite de l’allocation des moyens
- celle du statut des enseignants chercheurs
- celle du contrat doctoral unique

Le mouvement contre le CPE et la Loi sur l'égalité des Chances a démontré que seule la lutte paie. La mobilisation en cours démontre la volonté de ne pas laisser passer la casse du service public d'enseignement supérieur. Les étudiants doivent s'engager dans la lutte pour défendre les facs, les diplômes et les conditions d'études. Pour gagner sur l'ensemble des revendications, nous avons besoin de généraliser la mobilisation étudiante, de la doter de revendications propres sur lesquelles il est possible de gagner. La semaine qui vient doit permettre de faire passer la mobilisation étudiante d’une mobilisation de solidarité passive à une grève majoritaire, réelle et active des étudiants, seule à même de stopper la logique de libéralisation et de casse du service public d’enseignement supérieur.

Aujourd'hui, nous devons amplifier la mobilisation étudiante par la grève, les manifestations, la convergence des luttes.

La mobilisation étudiante doit se poursuivre dans la perspective de généraliser la grève à d’autres secteurs. Après la réussite de la journée de grève et de manifestation du 29 janvier, nous appelons au soutien de toutes les luttes en cours.

Nous appelons d'ores et déjà à la nouvelle journée de grève et de manifestation interprofessionnelle à l’appel des syndicats de salariés le 19 mars prochain.

Sans attendre, nous devons poursuivre la grève étudiante, c'est-à-dire la cessation totale et reconductible des cours.

Nous appelons à une journée nationale d’action étudiante le Mardi 17 février, nous appelons à une journée nationale de grève et de manifestation étudiante le Jeudi 19 février.

- Retrait de la réforme des concours d'enseignement dit de masterisation
- Retrait du décret de l'allocation des moyens
- Non aux suppressions de postes dans la fonction publique. Recrutement massif dans l'éducation
- Retour du cadrage national des diplômes et reconnaissance des diplômes nationaux dans les conventions collectives
- Pour la mise en place d’un véritable système d’aide sociale étudiant basé sur des critères sociaux
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